Pourquoi fait-on chier Bertrand Cantat ?

La question est posée, telle un ultimatum…

À ce jour nous sommes près de mille cinq cent personnes rassemblées autour de cet artiste qui se posent la même question :

Pourquoi fait-on chier Bertrand Cantat ?

L’ex-leader de Noir Désir est venu présenter son 1er album solo « Amor Fati » et il a bel et bien son public !

Indépendante, célibataire, femme engagée, je veux défendre la cause de Bertrand Cantat !

Une cause qui dans l’état de droit où nous vivons actuellement n’est pas considérée à sa juste valeur !

Car Bertrand Cantat va au delà de ses détracteurs, les billets de sa tournée se sont écoulés par milliers à chacun de ses passages poussant les fans à se précipiter, des fans qui se sont vus perturbés eux aussi par les mouvements d’une poignée de soit disant féministes scandant de violents messages à l’encontre du chanteur.

Des messages l’accusant de meurtre et d’assassinat pour lesquels ces femmes se sont érigées en juges !

Des messages diffamatoires !

(L’artiste jugé pour « voies de fait et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner » a purgé sa peine depuis 11 ans, effectué plusieurs mois de détention supplémentaires alors qu’il était libérable. De plus, Bertrand s’est engagé à sa libération à ne rien écrire, produire pour les autres ou pour lui même, ni chanter en public pendant plusieurs années, engagements qu’il a respectés).

Bertrand Cantat qui par ailleurs avait déjà fait un retour sur scène avec « Détroit » n’a pas reçu le même traitement avec « Amor Fati« .

L’artiste se fait même plutôt discret, avertissant ses fans sur sa page Facebook au moindre changement…encaissant sans rien dire les diverses annulations de festivals (Garorock à Marmande, Ardèche Aluna, Les Escales de St Nazaire) puis de concerts en salle (2 dates à l’Olympia)…

Quand ce n’est pas lui qui a bout de souffle finit par s’incliner, annulant de son propre chef ses deux derniers passages (20 et 21 décembre, à savoir Pau et Bordeaux).

La presse n’en retiendra que ses écarts, à coup de gros titres, de phrases bateau, se permettant même d’intituler « Cantat » en première de couverture ! (Bertrand à un prénom)

Bertrand Cantat dont les écarts lâchés devant la scène du Zénith a scandé son dégoût des déversements de haine auxquels il est confronté venus d’une poignée de féministes le pointant du doigt…

Certes, cette histoire est tragique mais Bertrand Cantat a purgé sa peine depuis longtemps envers la société et tous ses membres.

Huit ans de prison à la suite de plusieurs gifles portées sur Marie Trintignant ayant entraîné la mort de celle-ci sans intention de la donner. Le couple se trouvait à Vilnius alors que Marie Trintignant y tournait le personnage de Colette, en famille.

L’artiste libéré plus tôt a vu sa peine réduite de moitié pour bonne conduite et regrets affirmés.

Qui peut affirmer avec certitude qu’une aussi triste aventure ne peut arriver à n’importe lequel d’entre nous ?

Certains journalistes continuent pourtant de ne pas vouloir oublier le drame.

(L’incarcération à Vilnius fait beaucoup plus de bruit que les soins des deux protagonistes dans les services de toxicologie).

Pourquoi oublier aussi que Bertrand Cantat a été victime de l’incendie criminel de sa maison dans les Landes, maison qui a été complètement détruite pendant qu’il purgeait sa peine.

Cette maison devait accueillir Krisztina Rady sa compagne et ses deux enfants, Alice et Milo alors demeurant chez son frère Xavier !

Pourquoi revenir sur des affaires classées cherchant des poux à Bertrand au sujet du suicide de Krisztina Rady, allant jusqu’à l’accuser de l’y avoir poussé, alors qu’elle l’avait soutenu toute ses années sans jamais lâcher prise. La mère même de Krisztina à aussi pris la défense de Bertrand Cantat dans de récentes interviews, à l’inverse de ces ragots.

La France, pays de droit, juge, condamne mais donne aussi le droit à l’oubli.

De ce fait même, tout citoyen ayant subi et purgé une peine d’emprisonnement et s’étant acquitté de sa dette à le droit de pouvoir se reconstruire.

Au delà du droit, c’est un devoir de la société que de le lui permettre et bien au delà de l’y aider !

Pourquoi un artiste tant adulé, encensé par la critique et la presse au temps de sa splendeur subit-il aujourd’hui autant de pressions calomnieuses et défavorables ?

Pourquoi cet acharnement médiatique autour de cet homme dont le destin passerait inaperçu s’il n’était pas Bertrand Cantat, le grand artiste que l’on connaît.

Bertrand Cantat cible idéale de mâle en mal ?

À qui profite le doute ?

Mais surtout pourquoi ce lynchage ?

Pas très démocratique !

Ni moderne !

Outrepasser, déformer, zoomer puis revenir éperdument à la charge…qui est en droit de décider du sort d’un artiste repenti désireux d’exercer à nouveau son métier ?

Finalement personne !

Alors arrêtez de faire chier Bertrand Cantat !

 

Texte : Sabrina Jimenez

Crédit photo et vidéo : Pascal Anthiaume

http://www.bertrandcantat.com/

 

 

 

A propos de l'auteur
- #Yakayaller ou la volonté d'un média web culturel régional. Presque 5 ans que l’aventure a commencé... #Yakayaller est toujours pensé, poussé, porté par sa vision du reportage, laquelle intègre sa mosaïque de présentation culturelle avec la même approche journalistique. Unique dans le sud ouest #Yakayaller c’est la dynamique d’un format bien ancré où respire la liberté de ton et d’interprétation. De la vie en long, en large et en travelling avec des courts métrages proches, mobiles à voir partout et où tout le monde trouve sa place. Un grand merci à vous qui faites #Yakayaller !

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>